Le commercial promet « migration gratuite, on s'occupe de tout ». Jour J : ticket refusé — « multisite non couvert », « base supérieure à 2 Go hors forfait », « cron custom à votre charge ». Vous finissez à minuit avec rsync et une boutique hors ligne. La migration était gratuite ; le périmètre ne l'était pas.
« Migration gratuite » est un levier d'acquisition avec des bornes strictes — conçu pour un WordPress standard, pas pour votre SaaS Node.js avec PostgreSQL et files Redis. Cette enquête cartographie ce que les brochures incluent réellement, ce qui déclenche un surcoût, et ce que vous devrez préparer vous-même quoi qu'il arrive.
Périmètre habituel : inclus vs hors forfait
Les offres « migration offerte » suivent un schéma récurrent. Comprendre la frontière avant signature évite la mauvaise surprise du vendredi soir.
| Inclus souvent | Hors forfait fréquent |
|---|---|
| 1 à 10 sites WordPress | Applications custom, conteneurs Docker |
| 1 base MySQL par site | PostgreSQL, MongoDB, bases > 2 Go |
| FTP ou cPanel → cPanel | VPS sans panel identique |
| Aide sur enregistrement A | SPF, DKIM, DMARC pour l'email |
| Délai 3 à 5 jours ouvrés | Urgence week-end ou same-day |
Demandez par écrit le nombre maximum de sites, la taille de base autorisée, la prise en charge email et le délai garanti. Un email de confirmation vaut plus qu'une phrase sur la landing page.
Gratuit signifie main-d'œuvre limitée. Votre responsabilité reste les données, la cohérence applicative et le cutover DNS.
Checklist avant d'accepter la migration gratuite
Avant de signer, construisez un inventaire complet. Sans lui, l'hébergeur estime — et sous-estime — votre complexité.
Recensez tous les sites, bases de données, tailles disque, tâches cron et certificats TLS. Documentez les comptes email, volumes et règles de filtrage. Baissez le TTL DNS quarante-huit heures avant la bascule pour accélérer le retour arrière si nécessaire. Conservez un backup complet chez vous, pas seulement chez le futur hébergeur — c'est votre filet de sécurité si la migration échoue à mi-parcours.
Si un environnement de staging est possible, testez-y une restauration avant le jour J. Une heure de test évite une nuit blanche.
Le sommet : gratuit couvre le chemin facile, pas votre prod
Décider et avancer sans angle mort
Envoyez votre inventaire complet avant signature et demandez une confirmation écrite du périmètre couvert. Comparez le coût d'une migration payante avec le risque d'une migration DIY nocturne — parfois quelques centaines d'euros évitent des milliers d'euros de CA perdu. Préparez la bascule MX et email séparément si elle n'est pas incluse. Pour choisir un hébergeur capable d'absorber votre stack, parcourez notre annuaire, le comparateur et l'enquête sur la sortie cloud.
Questions fréquentes
Que couvre généralement une migration gratuite ?
Le transfert de fichiers, une base MySQL standard type WordPress, une aide DNS basique et un quota de sites limité. Email volumineux, multisite complexe et applications custom restent en général hors périmètre. Demandez la liste exacte avant de planifier la date.
La migration inclut-elle les emails ?
Rarement intégralement. Prévoyez export PST ou mbox, bascule MX et baisse de TTL DNS. Traitez l'email comme un projet parallèle, pas comme un détail inclus par défaut.
Combien de downtime prévoir ?
Entre une heure et vingt-quatre heures selon TTL et synchronisation. Clarifiez la fenêtre de coupure et la procédure de rollback — une migration gratuite n'est pas une bascule sans interruption.
Faut-il migrer soi-même malgré l'offre gratuite ?
Oui si votre stack est custom ou si les bases dépassent les limites annoncées. Testez une restauration complète sur le nouveau serveur avant de couper l'ancien — c'est la seule preuve que la migration fonctionnera le jour J.
Migration gratuite ? Envoyez d'abord la taille de votre base — la réponse vaut plus que le badge marketing sur la page tarifs.
