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Adresses IP : savoir ce que vous conservez et pourquoi

Logs serveur, analytics, WAF, CDN — les adresses IP sont des données personnelles. Sans politique de rétention claire, vous accumulez du risque RGPD invisible.

Rédaction Hébergeurs.eu 4 min Mis à jour 19 juil. 2026

Demande d'accès RGPD : « supprimez mon adresse IP de vos systèmes ». L'équipe répond « nous n'avons pas de compte utilisateur ». Puis on découvre : logs Apache cent quatre-vingts jours, Matomo treize mois, WAF hébergeur quatre-vingt-dix jours, export CDN trente jours. Quatre silos, aucune politique écrite.

Les adresses IP circulent partout en hébergement : logs serveur, reverse proxy, CDN, anti-DDoS, panel, facturation anti-fraude. Souvent données personnelles au RGPD. « Savoir ce que vous conservez et pourquoi » est une obligation de minimisation — pas un détail syslog.

Cartographier les flux IP

Côté hébergeur : logs d'accès mutualisé ou VPS, logs pare-feu, mod_security, connexions panel, anti-DDoS.

Côté client : analytics — Matomo, Plausible avec IP temporaire —, logs applicatifs, limitation de débit maison.

Tiers : CDN, captcha, paiement — sous-traitants à lister au registre avec finalité et durée.

SourceFinalité couranteDurée à documenter
Logs webSécurité, diagnostic30–90 jours
WAF / DDoSBlocage attaque30–180 jours
AnalyticsMesure audience13 mois souvent
Connexion appFraudeSelon risque

« Les logs tournent tout seuls » n'est pas une base légale.

Bases légales et durées défendables

Intérêt légitime sécurité : court terme, accès restreint, politique publique si impact utilisateurs. Obligation légale : rare pour IP seules ; vérifier secteur. Consentement analytics : si cookies ou traceurs non exemptés.

Fixez une durée par outil, configurez purge automatique chez hébergeur et chez vous. Alignez avec politique rétention logs si présente.

Demande d'effacement et registre

Quand un utilisateur exerce son droit d'effacement, vous devez savoir quels systèmes contiennent encore son IP — logs applicatifs, WAF, CDN, analytics, anti-fraude. Sans cartographie préalable, la réponse « nous n'avons pas de compte » devient fausse dès qu'un log existe quelque part.

Documentez dans le registre RGPD chaque flux IP : responsable, durée, base légale, procédure d'effacement ou d'anonymisation. L'hébergeur doit pouvoir confirmer par écrit ce qu'il purge côté infrastructure et dans quel délai après votre demande.

Lors d'un audit ou d'une plainte, l'absence de durée écrite par outil pèse plus lourd que la présence même de logs — preuve que la minimisation n'a pas été pensée opérationnellement.

Le sommet : conserver « au cas où » sans finalité

Décider et avancer sans angle mort

Réalisez cette semaine un inventaire outils plus durées plus bases légales, demandez par écrit la rétention logs à l'hébergeur pour chaque couche infrastructure, puis comparez la transparence des prestataires via l'annuaire et le comparateur. Consultez Conservation des emails pour aligner messagerie et logs associés.

Questions fréquentes

IP = donnée personnelle ?

Oui quand identification directe ou indirecte possible — horodatage, user-agent, compte combinés.

Durée de conservation ?

Selon finalité documentée par flux — pas conservation indéfinie par défaut.

Hébergeur conserve pour nous ?

Oui logs infrastructure ; vous aussi via app, analytics, CDN — deux périmètres registre.

Anonymisation ?

Oui si irréversible et adaptée ; pas excuse pour tout garder en clair indéfiniment.


La conformité IP commence par une question : qui, où, combien de temps, pour quoi — pas par « nous avons des logs ».

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